Revue Grain de sel
nº 43 - juin - août 2008
Les spectaculaires augmentations des prix des produits agricoles ont relancé les débats sur la sécurité alimentaire mondiale et les inquiétudes sur la capacité de la planète à nourrir une population croissante. Au-delà des mesures prises actuellement pour conjurer la crise, qu’en sera-t-il réellement à terme ?
Certaines régions de Côte d’Ivoire seraient-elles en passe de prendre modèle sur le Brésil en matière de foncier rural  ? À l’heure où les investisseurs se bousculent pour acheter des terres où planter des forêts d’hévéas, la question se pose. Si l’hévéa est une chance pour les petits agriculteurs familiaux, ils ne sortent pas gagnants de cette concurrence sur la terre.
A l’heure où nombre d’acteurs dénoncent un engouement aveugle pour les agrocarburants, loin des plantations industrielles, le Geres expérimente la culture du Pourghère dont un usage adapté pourrait répondre aux besoins des paysans africains sans menacer leur sécurité alimentaire. Cet article vous inspire ? Écrivez-nous à gds@inter-reseaux.org.
La hausse des prix agricoles a fait couler beaucoup d’encre, mais relativement peu de choses on été écrites sur le sort des producteurs ouest africains. Quel a été l’impact de ce phénomène sur les producteurs, et quelles leçons en tirer ?
De janvier 2007 à mi 2008, les prix internationaux des produits alimentaires ont augmenté de près de 60 %. Depuis, à la faveur de la crise financière puis de ses implications sur « l’économie réelle », le mouvement s’est inversé. Pour ouvrir le dossier, cet article revient sur les manifestations et les causes de cette hausse.
Le sahel n’a pas échappé à la flambée des prix alimentaires Mais selon les pays et les produits, la transmission des prix mondiaux a fortement varié et affecté diversement l’approvisionnement des populations. Les raisons de ces disparités sont riches d’enseignements pour la réforme des politiques agricoles et alimentaires.
La hausse des prix internationaux du riz profite-t-elle aux producteurs sahéliens ? La question est sur toutes les lèvres mais la réponse n’est pas si simple. S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives, les premières enquêtes montrent que les producteurs peuvent tirer leur épingle du jeu. Mais à certaines conditions.
Les céréales sèches sont cruciales pour la sécurité alimentaire dans nombre de pays sahéliens mais leurs systèmes de production sont encore peu performants. Dans le contexte des prix mondiaux élevés, seront-elles davantage valorisées ? Entretien avec G. Roger Zangré, phytogénéticien burkinabè
Au Niger comme au Sénégal, consommateurs, producteurs et importateurs se sont adaptés tant bien que mal à la hausse des prix du lait. Les gouvernements ont aussi tenté de réagir. Mais avec des prix désormais volatiles, rien ne remplacera une politique pérenne d’appui à des producteurs locaux fragilisés par la crise.
Le boum du maïs à Sulawesi (Indonésie), dans une région où le cacao a apporté beaucoup de richesses, s’il est remarquable, pose question. Pourquoi ? Comment les agriculteurs de Sulawesi ont-ils pu répondre aussi rapidement à la flambée du cours mondial ? Y a-t-il des enseignements à en tirer pour d’autres pays ?
Dans un contexte d’instabilité des prix agricoles, les décisions de gestion des exploitations familiales sont à repenser  : le conseil à l’exploitation familiale représente une des modalités existantes pour aider les producteurs et les organisations de producteurs à mieux faire face à la volatilité des prix.
Face à la flambée des prix, les gouvernements ouest-africains ont cherché à réduire les prix aux consommateurs et à relancer la production vivrière. Des mesures dictées par l’urgence, conçues dans un cadre national, et qui posent de nombreuses questions quant à leur durabilité financière et au modèle d’agriculture qu’elles véhiculent implicitement.
À l’instar des agriculteurs, les éleveurs ont-ils pu développer des organisations fonctionnelles, rendant service à leurs membres  ? Les auteurs d’une étude menée auprès des groupements d’éleveurs et d’agro-éleveurs au nord du Cameroun sur l’intensi- fication en élevage font le point sur les avancées de ces groupes professionnels.
Qu’est-ce que l’agriculture familiale ? Est-on tous d’accord sur le sens et les implications de cette expression ? Grain de sel a profité d’une invitation à une rencontre organisée en Pologne pour interroger différents acteurs des 4 coins du monde, et leur demander : c’est quoi l’agriculture familiale ? Petit tour d’horizon...
SI L’EVOLUTION DU MARCHE MONDIAL du riz se caractérise par de fortes incertitudes, un fait demeure : les stocks sont faibles et les besoins croissants. Au lendemain de l’envolée des prix de cette matière première, base alimentaire de plus de la moitié de l’humanité, un regard sur les grandes tendances du marché s’impose.
 


 

Archives Grain de sel

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Le foncier, un enjeu crucial aux multiples dimensions : n°36 - septembre-novembre 2006

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